Auteur coup de coeur!!
Publié le 12 Mars 2006
Jean Molla
Sobibor :
L’auteur nous permet de parcourir la conscience d’une adolescente prise entre deux sentiments contradictoires : l’amour et la haine envers ses grands-parents. Dans ce roman, aucune compromission n’est de mise, ce qui a pour conséquence la si grande force de l’écriture. Le lecteur ne ressort pas indemne de cette lecture. Autant de thèmes si poignants (l’anorexie, les secrets, le poids de l’inconscient) traités en un seul roman et avec autant de force fournit au final un chef d’œuvre.
Les prix qu’a reçu ce livre :
Prix du roman historique de la ville de Poitiers 2004.
Prix SNCF 2004, catégorie romans pour adolescents.
Prix
"J'ai lu, j'élis" 2004 (prix littéraire des classes de
4e-3e de la ville d'Angers).
Prix Bessin Bocage 2005 (10 collèges du Calvados ont participé).
Prix de l'association du festival de Cherbourg 2005.
Prix "Escapages", (prix littéraire des enfants de l'Indre).
Prix Gayant Lecture, organisé par l'association "Brouillons de Culture", de Douai.

Catherine a 17 ans, bonne élève, elle adore le théâtre. Tant est si bien, qu’elle décide de jouer sa vie même en dehors de la scène. Pouvoir vivre plusieurs vie est son rêve. Sa vie est donc peuplée de mensonges, mais qu’elle dit avec beaucoup de sincérité. Autour d’elles, beaucoup se laissent bercer par son charme (Mathieu le comédien, ou encore Mr Delage, le professeur de Littérature) . Malheureusement, très vite, elle se prend à son propre piège, et ne sait plus que choisir entre une vie de fiction ou une vie réelle. Et alors, sa vie lui semble un vrai gâchis…
Djamila
Le narrateur de cette histoire s’appelle Vincent. Jeune
lycéen, il est tout de suite attiré par une mystérieuse jeune fille nommée
Djamila.
Celle ci semble cacher quelque chose, toujours sur la
défensive et constamment en fuite.
Le jour où elle est enlevée par des hommes, le ton change et alors l’auteur
nous plonge dans la barbarie sans concession. Les personnages sont emportés
dans une spirale dont ils ne seront pas les maîtres.
Le sujet est dur et les mots retranscrivent purement et
simplement une ambiance dramatique, pesante et glauque.
La narration ne dévoile que peu à peu tous les éléments. Les
personnages nous sont livrés sans fioritures, brutes, leurs paroles sont crues,
leurs personnalités ambiguës. Nous sommes en plein dans le thème de la
prostitution clandestine.
Un roman qui ne laisse pas de glace.
Le grand secret de Tim (Album Jeunesse)
Ici, Jean Molla, traite d’un sujet grave et fort : la
mort. Mais, il le fait avec tante de douceur et de délicatesse qu’au final, on
obtient un fabuleux album.
Tim joue avec son chien Pantoufle. Alors qu’il lui demande
de mourir par jeu, le fait se produit. Tim découvre alors le don dont il est
pourvu. Que faire de sa vie avec un tel don ? Tim s’enferme dans la
tristesse et la mélancolie et vit une vie d’ermite, seul. Jusqu’au jour où il
rencontre à son tour la mort et grâce à son don il peut la défier. Alors Tim
reprend la goût à la vie.
Que justice soit faite :
L’inspecteur Campin enregistre la plainte de Mr Larreteau,
documentaliste au collège Arthur Rimbaud. En effet, plusieurs de ses livres ont
été rendus avec des mots évoquant la justice et la vengeance découpés au
cutter.
Plus tard, ce même documentaliste est retrouvé mort dans sa
voiture et des photos d’enfants sont retrouvés chez lui.
A l’inspecteur de police, vient se joindre Julie, une jeune élève du collège, férue de roman policiers, bien décidée à résoudre l’enquête.
Les chapitres sont courts, les points de vue se multiplient,
l’intrigue nous emmène dans le passé… Roman qui se lit très bien. Mais qui
toutefois, ne traduit pas la même force des mots que dans les autres romans
cités plus haut.